Les constructions de l’égo

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Kali, déesse de la destruction — celle qui fait tomber le faux.

Il existe des vies impeccables.
Des trajectoires sans faute.
Des réussites qui impressionnent, qui rassurent, qui cochent toutes les cases.

Et pourtant.

Derrière certaines de ces constructions, je rencontre souvent autre chose.
Un vide discret.
Un désespoir inavoué.
Un cœur tenu à distance.

Je pense à ces hommes — souvent — qui ont bâti, réussi, maîtrisé.
Qui ont appris à répondre parfaitement aux normes de la réussite.
Mais qui, en chemin, se sont éloignés d’eux-mêmes.

Ils ne manquent de rien, sauf de l’essentiel.

Car aucune construction, aussi brillante soit-elle, ne remplace la vérité d’un ressenti. Aucune réussite ne compense l’absence d’émotions vivantes.
Et parfois, construire devient une manière de ne plus sentir. De ne plus voir.

Alors ils remplissent.
Le temps, l’espace, les objectifs.
Pour éviter ce silence d’ où pourrait surgir une vérité plus intime.

Et quand, par hasard, une émotion réelle apparaît — brute, imprévisible —
elle est écartée. Trop dangereuse. Trop déstabilisante.

On parle beaucoup de gestion des émotions, d’évolution, de transformation, de “devenir soi-même”, d’accomplissement.

Mais dans les faits, ce qui se produit le plus souvent est autre chose.

Encore une autre construction de l’égo.

Avec le temps, l’ego ne disparaît pas.
Il se réorganise.

Il affine ses stratégies.
Il devient plus subtil, plus intelligent, parfois même plus “spirituel”.

Mais sa fonction reste la même :
protéger.

Protéger de quoi ?

D’être vu.
De ressentir.

Parce que dès le départ, on nous apprend.

Ce qu’il est possible d’être.
Ce qu’il ne faut pas être.
Ce qu’il faut croire.
Comment vivre.

Alors on s’adapte.
On construit à partir de ça.

Certaines personnes, comme moi, n’ont jamais pu vivre dans ce cadre, accepter la vie proposée, renoncer à ses plus profonds désirs secrets.

Et c’est précisément cela que je résonne.

Chez ceux qui ont tout construit selon les normes.
Ceux qui ont réussi.
Mais qui se sont enfermés dans ce paraitre.

Je deviens alors un déclencheur.

Pas parce que je fais quelque chose de particulier.

Mais parce que ce que je suis ne fonctionne pas selon les mêmes règles. Et touche en profondeur. Fait ressentir ou plutôt ressurgir ce qui est étouffé.

Je ne renforce pas ce qu’ils ont construit.
Je ne m’y adapte pas.

Et ce ressenti-là oblige à faire face à certaines choses.
Et cela dérange, cela n’a pas sa place dans les petites vies bien formatées.

Parce que cela vient toucher exactement les constructions de l’ego:

Les ajustements.
Les stratégies.
Les équilibres construits pour ne plus sentir.

Voilà pourquoi mon positionnement dans la société est difficile.

Alors j’ai essayé. Encore et encore.

De me conformer.
De rendre ça plus acceptable.
Plus présentable.

Mais cela ne représente pas l‘essence de mon “vrai” travail. Effacée, je ne déclenche plus rien, je ne dérange plus, mais au final, est-ce “aimer” que de laisser les gens s’étouffer?

Au final, la voie des profondeurs à laquelle je sais faire goûter,

c’est exactement ça que les gens cherchent.
Sans jamais l’avouer.

C’est un sujet profondément actuel.
Parce que notre monde valorise les constructions de l’ego,
la maîtrise, la performance, l’image. Mais à quel prix?!

Pourquoi le monde rejette les vraies solutions. Les éloignent de plus en plus. Car elles paraissent dangereuses. et menacent directement l’ego justement.

Alors, jusqu'où êtes-vous prêt à aller pour réussir selon les normes? Voilà je vous interroge.


Kali ne détruit pas pour détruire. Elle détruit pour libérer.

L’illustration me représente bien, son tableau a toujours été avec moi depuis mon 1er cabinet en 2010.

Kali est une figure radicale, sans compromis.

Elle ne caresse pas.
Elle tranche.

Elle représente cette force qui vient détruire les illusions,
faire tomber ce qui est faux,
arracher les constructions qui ne tiennent que par peur.

Elle est souvent mal comprise.

Parce qu’elle dérange.
Parce qu’elle est intense.
Parce qu’elle ne négocie pas avec l’ego.

Mais ce qu’elle détruit…
ce n’est jamais le vrai.

Elle détruit ce qui empêche le vrai d’exister.

Et c’est pour ça qu’elle me représente.

Parce que comme elle,
je ne viens pas rassurer.

je viens révéler.
je viens mettre à nu.
je viens faire tomber ce qui empêche de sentir.

Mais cela ne doit pas faire peur.

Ce travail n’est pas fait n’importe comment. Bien au contraire.

Les défenses ne seront pas contrées mais comprises: elles ont leur raison, et il faudra y répondre, et sécuriser/ guérir certaines failles, blessures pour rendre la défense “inutile”, pas dans un sens dévalorisant, mais la délivrer de son rôle épuisant.

Il ne s’agit pas de renoncer à la réussite, mais d’accéder à une autre sorte. Au potentiel bien plus impressionnant!

Je vous invite à lire la description de mon travail ici . Et je reste disponible de vive voix/ voie.

Julie Lobel

Psychanalyste - Enseignements Yoga & Sagesses des Âges

https://julielobel.fr/blog
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