Un paradoxe actuel
Entre pénurie et compétences inutilisées
La souffrance psychique explose, et les professionnels de santé mentale manquent. Les délais s’allongent, les structures sont saturées, et beaucoup de personnes restent sans accompagnement.
Dans le même temps, de nombreux praticiens exercent avec des cabinets vides. Non par manque de sérieux ou de travail, mais dans un contexte où la méfiance, la confusion et l’absence de régulation claire rendent la rencontre difficile.
Ce paradoxe interroge.
Il ne s’agit pas de multiplier les offres sans discernement, ni de tout rejeter par principe, mais de repenser les conditions d’évaluation, de reconnaissance et de circulation entre les pratiques.
Face à l’ampleur des besoins, laisser des compétences inutilisées tout en laissant des personnes sans aide n’a pas de sens.
La question n’est peut-être plus qui a le droit d’exister, mais comment mieux organiser, évaluer et articuler ce qui existe déjà.
Souhaitons que cette réflexion puisse progresser, au-delà des oppositions, face à l’ampleur des besoins actuels.

